
LABIA
(FR) Conçu à partir d’une réflexion traversant passé, présent et futur, LABIA explore la dimension relationnelle et historique qui lie la force animale à l’univers du transport. Le cheval, premier moteur de déplacement terrestre, marque un moment pivot dans l’histoire : celui du passage d’une autonomie fondée sur la marche à l’exploitation de l’énergie animale.
LABIA prend la forme d’une sculpture installative issue du réemploi d’une selle de cavalerie, modifiée et peinte. De longues sangles s’y déploient, terminées par des poignées évoquant à la fois celles des transports publics et des étriers. Interface de contrôle entre l’humain et l’animal, la selle est ici renversée, désactivée de sa fonction initiale. Sa face cachée, zone de contact, est exposée, révélant une surface intime et vulnérable, presque ventrale, voire labiale. Retournée, la selle adopte l’allure d’une entité hybride, un artéfact vivant à la frontière de l’animal et de la machine. Elle imagine un futur spéculatif dans lequelle l’énergie animale se réaffirme, esquissant des formes de coexistence fondées sur la collaboration plutôt que sur la domination.
Le projet interroge les modes de relation que nous entretenons avec ce qui nous entoure, venant à déplacer le regard d’une logique d’exploitation vers une reconnaissance de formes d’agentivité multiples. Il suggère des relations plus réciproques, où humains et non-humains coexistent selon des dynamiques d’influence mutuelle, déplaçant les rapports asymétriques dominants.
LABIA prend la forme d’une sculpture installative issue du réemploi d’une selle de cavalerie, modifiée et peinte. De longues sangles s’y déploient, terminées par des poignées évoquant à la fois celles des transports publics et des étriers. Interface de contrôle entre l’humain et l’animal, la selle est ici renversée, désactivée de sa fonction initiale. Sa face cachée, zone de contact, est exposée, révélant une surface intime et vulnérable, presque ventrale, voire labiale. Retournée, la selle adopte l’allure d’une entité hybride, un artéfact vivant à la frontière de l’animal et de la machine. Elle imagine un futur spéculatif dans lequelle l’énergie animale se réaffirme, esquissant des formes de coexistence fondées sur la collaboration plutôt que sur la domination.
Le projet interroge les modes de relation que nous entretenons avec ce qui nous entoure, venant à déplacer le regard d’une logique d’exploitation vers une reconnaissance de formes d’agentivité multiples. Il suggère des relations plus réciproques, où humains et non-humains coexistent selon des dynamiques d’influence mutuelle, déplaçant les rapports asymétriques dominants.
(EN) Conceived through a reflection spanning past, present, and future, LABIA explores the relational and historical dimension linking animal force to the world of transportation. The horse, the first engine of terrestrial movement, marks a pivotal moment in history: the shift from an autonomy grounded in walking to the harnessing of animal energy.
LABIA takes the form of an installative sculpture made from a repurposed cavalry saddle, modified and painted. Long straps extend from it, ending in handles that evoke both those found in public transit and stirrups. An interface of control between human and animal, the saddle is here inverted, deactivated from its original function. Its hidden face — the zone of contact — is exposed, revealing an intimate and vulnerable surface, almost ventral, even labial. Turned upside down, the saddle takes on the appearance of a hybrid entity: a living artifact at the boundary between animal and machine. It imagines a speculative future in which animal energy reasserts itself, sketching forms of coexistence grounded in collaboration rather than domination.
The project interrogates the modes of relation we maintain with what surrounds us, shifting the gaze from a logic of exploitation toward a recognition of multiple forms of agency. It suggests more reciprocal relationships, in which humans and non-humans coexist through dynamics of mutual influence, displacing the prevailing asymmetrical power structures.
LABIA takes the form of an installative sculpture made from a repurposed cavalry saddle, modified and painted. Long straps extend from it, ending in handles that evoke both those found in public transit and stirrups. An interface of control between human and animal, the saddle is here inverted, deactivated from its original function. Its hidden face — the zone of contact — is exposed, revealing an intimate and vulnerable surface, almost ventral, even labial. Turned upside down, the saddle takes on the appearance of a hybrid entity: a living artifact at the boundary between animal and machine. It imagines a speculative future in which animal energy reasserts itself, sketching forms of coexistence grounded in collaboration rather than domination.
The project interrogates the modes of relation we maintain with what surrounds us, shifting the gaze from a logic of exploitation toward a recognition of multiple forms of agency. It suggests more reciprocal relationships, in which humans and non-humans coexist through dynamics of mutual influence, displacing the prevailing asymmetrical power structures.
LABIA
2026
selle de cavalerie réemployée, peinture acrylique, rivets à visser,
sangle de polyester, fil
177 x 100 cm
Installation présentée dans le cadre de l’exposition Espèces compagnes à Espace Qartier du 29 mai au 10 septembre 2026
organisé par / organized by
La Cambre - Espace urbain
Bruxelles mobilité et STIB/MIVD
performance
LABIA P01 YS-MP
créé en collaboration avec Yuri SAKAI
Durée 20 minutes
Paysage sonore par Kenta TANAKA
remerciements / thanks
Merci à Yuri SAKAI and Kenta TANAKA pour leur étroite collaboration dans le processus de création de la performance.
Merci à Nathan Mailleux et toute l’équipe de la STIB. Merci à Michel Paquette, Mina Enowaki et à la Souplothèque.
photos
Marion Paquette
Mina Enowaki
2026
selle de cavalerie réemployée, peinture acrylique, rivets à visser,
sangle de polyester, fil
177 x 100 cm
Installation présentée dans le cadre de l’exposition Espèces compagnes à Espace Qartier du 29 mai au 10 septembre 2026
organisé par / organized by
La Cambre - Espace urbain
Bruxelles mobilité et STIB/MIVD
performance
LABIA P01 YS-MP
créé en collaboration avec Yuri SAKAI
Durée 20 minutes
Paysage sonore par Kenta TANAKA
remerciements / thanks
Merci à Yuri SAKAI and Kenta TANAKA pour leur étroite collaboration dans le processus de création de la performance.
Merci à Nathan Mailleux et toute l’équipe de la STIB. Merci à Michel Paquette, Mina Enowaki et à la Souplothèque.
photos
Marion Paquette
Mina Enowaki
©marion paquette, 2026
performance
corps commun P01 SH-AO-MP-CV
créée en collaboration avec
created in collaboration with
Shohei HOSOI, Ayano OTAKI, and Cléo VERSTREPEN
corps commun P01 SH-AO-MP-CV
créée en collaboration avec
created in collaboration with
Shohei HOSOI, Ayano OTAKI, and Cléo VERSTREPEN
Video documentation
OHNO Ryusuke
Video courtesy of Tokyo Arts and Space
OHNO Ryusuke
Video courtesy of Tokyo Arts and Space